zoom suraccès de toutes et tous à la qualité

Vers un service public de la restauration collective ?

En début d’année 2026, cette décision inscrite dans la loi de finances 2026 (c’est-à-dire le budget de l’Etat et de tous les organismes publics) avait été une des contreparties négociées entre le gouvernement et le groupe socialiste à l’Assemblée nationale afin qu’il ne vote pas pour la censure qui aurait entrainé la démission du premier ministre Sébastien Lecornu et de son équipe. Avec l’entrée en vigueur de cette nouveauté, un changement important prend forme : un service public de la restauration collective commence-t-il à être mis en place en France ?

Depuis 2020 et jusqu’à aujourd’hui, et en dehors de la période de l’épidémie de la Covid, le tarif à 1 euro était une mesure sociale pour les étudiants boursiers ou en situation de précarité. Avec l’élargissement des bénéficiaires de ce tarif à tous les étudiants ainsi qu’aux volontaires en service civique, les lieux de restauration des CROUS tendent à constituer un service public ouvert à tous les étudiants, qui leur permettra d’accéder à au moins deux repas complets et équilibrés par jour, à une alimentation de qualité, pour un tarif nettement inférieur au coût de ce repas (estimé à 9 euros) .
Ce service public n’existe pour l’instant en France qu’à l’échelle de certaines communes, à travers principalement les cantines scolaires, comme c’est le cas à Grenoble.

Concrètement : un.e étudiant.e pourra prendre un repas à 6 points avant 13 h 45 et un autre après 13 h 45. Voir la vidéo Instagram d’Interasso Grenoble-Alpes.

Il reste à vérifier que cette nouveauté va durer dans le temps et que les restaurants CROUS vont disposer de moyens supplémentaires suffisants (en quantité et qualité de plats produits, en possibilités de stockage, en logistique et en nombre de places disponibles) pour que les étudiants puissent effectivement aller déjeuner et dîner dans les diverses cafétérias et cafés de leur lieu d’études, ou aller acheter un repas ou un picnic à emporter.

Dans une ville universitaire comme Grenoble, ces lieux sont déjà divers et nombreux, mais les capacités d’accueil seront-elles suffisantes, notamment à partir de la rentrée de septembre 2026, et non pas, comme aujourd’hui, en fin d’année universitaire et en période d’examens ?

Pour s’informer sur les différents bons plans pour s’approvisionner en produits alimentaires : dans cette page de l’UGA.

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Anne Veitl